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« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d'une seule chose.
Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d’une, par la médiation d’une : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation »


Hermès Trismégiste

World Building : L'univers de Plague Heart 

Mise en contexte

(What Do We Do On A) Dew Dew Dewey Day, 1927Charles Kaley s Orch
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Plague Heart prend sa source avec le mythe de Magonia et ses Tempestaires raconté par l'archevêque lyonnais Agobard au début du IX siècle et... C'est à peu prêt tout !

A partir de là, le récit prend un tournant différent.

L'histoire prend place à Lyon donc, en 1955, aux coté d'une jeune fille, Zero, aux mystérieuses capacités psioniques qui lui vaut d’être un sujet d'étude depuis sa naissance, avant d’être propulsée à Magonia et ces mystérieux Tempestaires.

Dans Plague Heart, Magonia est le théâtre de phénomènes étranges, invraisemblables (savez-vous que les Tempestaires souffrant de maux de gorge parlent à l'envers ?), parfois inquiétants voir un basculement dans l'horreur, les monstres biscornues qui sommeillent dans les rêves et l'imaginaire de l'enfance semblent s'incarner en ce lieu.

Et c'est bien là une pierre angulaire dans le récit de Plague Heart, l'enfance et surtout le passage à l'age adulte. Une thématique qui va s'appliquer à nos 2 protagonistes qui forment les 2 faces d'une même pièce : La jeune Zero, et l'étrange, parfois angoissant, mais gentleman Dr Magnus, un homme toujours drapé dans son costume élégant, le visage caché par un masque de médecin de la peste.

Il ne s'agit pas d'un passage à l'age adulte au sens biologique du terme, mais plus philosophique.

C'est un voyage initiatique, une quête de soi pour se trouver.

Plague Heart aborde de nombreuses thématiques relatives au divin, au mysticisme également. De nombreux questionnements sur le fonctionnement métaphysiques de toutes choses. Notre perception est elle fausse ? Voyons nous une seule facette d'un prisme ? Pouvons nous explorer ces autres facettes ? 

Plague Heart c'est aussi, une histoire d'amour. Une histoire d'amour à travers le temps et l'espace, à travers les réalités. Une histoire d'amour qui elle aussi, s'incarne en plusieurs facettes d'un même prisme. 

Que raconte Plague Heart ? 

Tainted HeartAdrian Von Ziegler
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En cours d'écriture...

Wiki de Plague Heart

Dark Music - The Sealed KingdomAdam Hurst
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Magonia 

Magonia est un continent céleste miniature qui surplombe la ville de Lyon, invisible, cachée dans un plan de réalité superposé au nôtre. 

Un lieu plein de mystères perpétuellement plongé dans une pénombre ocre sous les rayons d’une lune de sang. Ici règnent en maîtres les Tempestaires, dans une cité victorienne aux penchants steampunk. Un désert blanc aux allures lunaires parsemé d’arbres noirs comme l’ébène dépouvrus de feuillage s’étend à l’ouest de la ville, alors que sa droite est ensérée par une foret sombre et oppresante, semblant prete à engloutir la ville. 

Au centre de la ville se trouve une tour rose, dans une esthétique brute dépourvue de fenêtres contrastant avec la complexité et sophistication des autres bâtiments de la ville. Une large place tout aussi épurée l’entour, alors que la plupart des architectures de la villes sont comprimées les unes sur les autres, comme si elles n’osaient toucher la tour ou s’en approcher. 

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L'architecture de Magonia semble reprendre de nombreux code de l'Art Déco : cubique, symétrique avec peu d’effets pittoresques. Ordre, couleur et géométrie semblent servir des fins décoratives.

Des nombreuses machineries parcourent Magonia, en permanence en activités. On ignore l’utilité de ces machines, mais leur nombre et sempiternel mouvement nous donnent l’impression que la ville vit sous nos pieds.

Les Tempestaires

Les Tempestaires sont les principaux habitants enracinés à Magonia. 

Il serait difficile d’apporter une description physique propre aux Tempestaires, car leur espèce offre une diversité de formes toutes plus biscornues les une que les autres. L’on peut toutefois noter quelques traits récurrents : une apparence humanoïde, un cou et des membres anormalement longs ainsi qu’un penchant pour des tenues et compositions capillaires des plus invraisemblables et extravagantes. Ils ont également une envergure moyenne de 2m, parfois plus pour certains individus. 

Un trait notable caractéristique des Tempestaires, est le port d’un masque de porcelaine qui revêt diverses apparences. Jamais vous ne verrez le véritable visage d’un Tempestaire. L’on dit qu’il cache une monstruosité sans nom. Vous serez indéfiniment confronté à ce masque de porcelaine arborant un sourire poli pour la plupart, mais au combien dérangeant. Chaque Tempestaire prend grand soin d’étoffer son masque d’un maquillage des plus prononcés et flamboyants. L’esthétique a une place importante dans la société Magonienne, chacun rivalise d’artifices pour faire sensation. La société Magonienne est profondément marquée par un élitiste sociale qui creuse en permanence les inégalités, où tous les coups sont permis pour récupérer un statut, un prestige perdu ou prendre celui d’un autre. Certains n’hésiteront pas d’ailleurs à faire preuve d'hypocrisie, en développant un marché noir et des intrigues tout aussi douteuses avec les Vaults, fleurtant avec la criminalité. 

L’insularité de Magonia coupée du monde, a fini par éloigner ses habitants de la raison. Née d’une folie des grandeurs pour s’extraire du commun des mortels, les Magoniens ont ironiquement provoqué leur propre chute à travers leur libéralisme sans entraves.
 

Faire sensation semble être le terme le plus approprié pour définir la pièce névrosée incarnée par cette société reposant sur l’artifice et les faux semblant. A l’image de leur masque de porcelaine, la société Magonienne se cache derrière cet embellissement. 

Comme le découvrira Zero en suivant Magnus dans ses pérégrinations en tant que médecin attitré des Tempestaires, ces derniers souffrent de maux pour le moins tout aussi étranges et atypiques.

Un rhume leur fera couler des vers par le nez, glissant lentement de dessous leur masque de porcelaine alors que chaque éternuement fera sortir des crapauds de leurs oreilles, un mal de crane matérialisera les pensées de leur inconscient dans la réalité tandis que maux de gorge les feront parler à l’envers…  

 

En cours d'écriture...

Celui qui est et qui n'est pas

Aussi connu sous le nom de Dieu par la plupart des êtres conscients ayant perception de son existence, "Celui qui est et qui n'est pas" est une entité extra dimensionnelle incarnée en un réseau de lignes énergétiques appelées "Cordes" formant une toile étendue à travers chaque plan de réalité. Ces lignes énergétiques sont responsables de la configuration de chaque plan aussi bien sur son aspect physique que psychique. 

Certains sont capables de faire vibrer les Cordes pour obtenir un effet spécifique, ce que l’on appelle le potentiel Psi. Les Veilleurs ont eux un impact plus conséquent, coupant ou tirant de nouvelles cordes ce qui provoque des transformations d’une grande importance.

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Il est difficile d'appréhender la volonté de ce "principe". Car c'est bien ce que représente "Celui qui est et qui n'est pas", un principe s'incarnant dans des règles universelles, un déterminisme arbitraire, une loi inflexible de causalité. Il ne semble pas interventioniste et doté d'une conscience propre. 

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"Celui qui est et qui n'est pas" partage une profonde connexion avec les Veilleurs, qui gravitent autour de lui à la manière des électrons autour d'un atome, ils sont vitales l'un pour l'autre et dans cette dance cosmique, l'Homme s'en retrouve impliqué par sa connexion aux Veilleurs.  

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"Celui qui est et n'est pas" est le centre de l'univers avec que les Veilleurs qui en sont l'expansion.

Les Veilleurs

 Les Veilleurs sont les gardiens des plans de Réalités, chargés de réaliser le Grand Oeuvre en empêchant la formation de Paradoxes. 

Ce sont les architectes de l’univers, chargés d’appliquer les plans fournis par “Celui qui est et qui n’est pas”. 

Contrairement aux humains composés de matière consciente, les Veilleurs sont composés d’antimatière consciente.

C'est ce qui entraina la catalyse des Veilleurs dès l'apparition de la race humaine,  “Celui qui est et qui n’est pas” cherchant à rétablir un équilibre, une stabilité. 

Chaque Veilleur forme une parèdre avec un humain de sexe opposé, son Catalyseur, brisant de ce fait, leur immortalité naturelle : La mort d’un humain associé à un Veilleur entraîne sa chute dans l'Abîme également.

Le Veilleur tout comme son Catalyseur s’incarneront de nouveau dans de nouveaux corps, commenceront ensemble et finiront ensemble à chaque cycle car leurs atomes de matière et antimatière sont intimement liés.

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Le Veilleur et son humain ne se croisent jamais au cours de leur existence matérielle. Cependant des interactions psychiques sont possibles, notamment des capacités psioniques parfois partagées à l’humain, une forme de guidance et protection divine indirecte de la part du Veilleur. Le Veilleur a parfaitement conscience et connaissance de son partenaire mortel, à contrario de ce dernier qui vivra dans l’ignorance d’un tel lien surnaturel avec un être céleste. 

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Les pouvoirs des Veilleurs résident dans leurs triple paires d’ailes et leur configuration. Une configuration peut apporter une transmutation destructive ou reconstructive sur les Cordes. 

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L'âme du Veilleurs commence son nouveau cycle en s'incarnant dans le corps d'un nouveau-né en synchronisation avec la naissance de son Catalyseur. Un Veilleur ne garde pas en mémoire les souvenirs de ses précédents cycles, mise à part les connaissances cosmiques imprégnées par "Celui qui n'est et n'est pas". 

Les Veilleurs sont des enfants plutôt taciturnes et inexpressifs, trait de caractère qui perdura durant tout leur cycle de chair. Leur regard sur le monde est d'une profonde sagacité pour leur jeune âge et les paroles prononcés font vibrer les âmes de leurs interlocuteurs aussi bien d'admiration que de crainte. 

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​Les Veilleurs sont bien loin de l’image des anges présentés dans divers textes religieux ou mythologiques. Leur objectif à l’image de l’entité extra dimensionnelle qu’ils servent, sont flous et complexes loin des principes bienfaiteurs ou de guides pour les Hommes. Leur objectif est de maintenir l’ordre préétabli et de perpétuer ses embranchements d’un point de vue large et sur le long terme. Ils ne possèdent pas les mêmes préceptes de morale ou de société que les humains. Toute leur attention semble se tourner sur quelque chose qui est en dehors de notre planète, de notre espèce, qui sert elle-même de pion pour atteindre un objectif obscur, incompréhensible. Toutefois, ils demeurent attentifs aux besoins de leur Catalyseur, étant une part d'eux-mêmes. Cette particularité finira par développer des comportements atypiques pour des Veilleurs à travers la catalyse, jusqu'à aboutir sur la tragédie dont Lady Crow sera l'origine en développant un Libre Arbitre et des émotions définies, ce dont ne sont pas capables les Veilleurs normalement. 

Les Biscornus

 Les Biscornus représentent une clade profondément raciste définie par les Tempestaires regroupant tous les êtres qui ne sont pas eux. Ce sont pour la plupart des êtres avec un degré de civilisation inexistant voir très standard, d’apparence plus animale que les Tempestaires mais non moins d’apparence tout aussi monstrueuse si n’est plus. 

Il est toujours compliqué d’appréhender les réactions des Biscornus. Il semblerait que les notions de Bien et de Mal ne trouvent pas de sens dans leur mécanisme de pensées et d’actions. Un même Biscornu peut très bien être enclin à vous montrer le chemin si vous êtes perdu en forêt que vous dévorer sur place.

Contrairement aux Tempestaires, les Biscornus sont capables d’empathie. 

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Les Biscornus sont des entités primordiales qui résidaient originalement dans la dimension inferieure. Ce sont les monstres de notre enfance pour la plupart. Incarnés et alimentés par le principe d'égrégore lié au Potentiel Psi dans ce plan de réalité, seuls les enfants ont la faculté de les observer jusqu'à la puberté, âge où le Potentiel Psi se détériore, hormis pour les enfants Veilleurs. 

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Les expériences menées par le Docteur Joseph Rascher dans la République de Magonia à l'aide du Soma sur les enfants  eurent l'effet d'amplifier leur Potentiel Psi qui provoqua des brèches, permettant aux Biscornus d'intégrer notre plan de réalité, de s'installer dans la République de Magonia et d'y rester jusqu'à son ravissement dans les cieux. 

Les Paradoxes 

Les Paradoxes sont des événements ou êtres incarnés / entités improbables et interdits par la causalité de Celui qui est et qui n'est pas,  pour ainsi dire impossible. Ces Paradoxes sont sources de profonds dérèglements spatio-temporels et peuvent entrainer dans le pire des cas des effondrements dimensionnelles. 

Lady Crow incarne un triple paradoxe : elle se trouve sur le même plan de réalité que Zero et incarne un principe opposé à l’incarnation des Veilleurs : l’éternité et le chaos. Elle a également établi un contact avec son Catalyseur. 

La Tour 

Située au cœur de Magonia, elle surplombe la ville de toute sa hauteur, veilleuse silencieuse et immuable. Dépourvue d’accès d’entrée, une porte massive en fer forgé se matérialise parfois, comme une invitation à pénétrer en son cœur. La porte est surmonté d’un symbole sculpté sur la pierre qui la surplombe : un corbeau à deux têtes, ailes déployées regardant dans des directions opposées. La patte droite tient un crâne et la patte gauche tient un lotus. 

Il est parfois possible d’entendre des bruits de pas résonner en échos des profondeurs de la tour pour ceux qui osent s’aventurer à ses abords. 

Le temps semble ralentir à mesure que l’on s’approche d’elle, pour finalement se suspendre dans un silence troublé par une légère brise s’échappant des jonctions des briques roses qui la composent. 

La porte donne sur un hall circulaire encerclé de grands escaliers menant à un étage supérieur. En son centre, un puits sans fond surplombé d’une structure en forme de trident. Des chuchotements plus ou moins distincts murmurent de toutes parts du hall. 

L’étage donne sur de longs couloirs parcourus d'alcôves témoignant de la présence de portes autrefois, mais désormais bouchée par des murs de pierre. Les lieux semblent sans issus…
 

C’est dans cette tour que réside l'énigmatique et inquiétante Lady Crow baptisée “la Dame de la Tour” par les Magoniens.

Etre indéfinissable dans leurs esprits, la dimension mystique que dégage cette dame est néanmoins indéniable pour les habitants de Magonia. Si bien que, certains téméraires, s'osent à chercher conseils et solutions en proie au désespoir. Car seul ce dernier donnerait l'audace de quémander une audience avec la maitresse des lieux. En général, la Tour reste silencieuse. Mais parfois les prières sont exaucées. 

Les Vaults

Les Vaults constituent un gigantesque complexe de tunnels souterrains de Magonia. Parfois sinueux rendant l’accès impossible de face, parfois si large que le gigantisme des lieux donne le vertige, c’est un environnement froid et humide tentant en vain de reproduire le faste grandiose de la surface de Magonia dans les zones privilégiées par le maître auto proclamé des Vaults, Pinolo. Un faste aussi extravagant et dans l’excès, contrastant brutalement avec la crasse et l’austérité dérangeante des lieux. Car c’est avant tout ce qu’incarnent les Vaults, un lieux qui semble en putréfaction où les pires exactions règnent en maîtres derrière un masque bien trop lisse pour être d’or pur. Ici vivent des Biscornus rejetés par les Magoniens, qui n’ont eu d’autres choix que de s’installer contre leur gré. On y retrouve également les quelques parias qui ont sombré dans ces profondeurs après avoir été broyés par la machine infernale qui fait tourner la haute société Magonienne. Des monstres plus effrayants que les créatures d’apparences horrifiques qu’ils côtoient ici bas, dénués de tout sens moral. 

Recueillis par Pinolo qu’ils baptisèrent “Petit Père du Peuple”, ils lui accordèrent une dévotion à la hauteur si ce n’est plus, de celle qu’ils consacraient autrefois à leur foi qui les a perdu dans les ténèbres. 

Amateur d’art en tout genre, Pinolo a sollicité l’ouverture de nombreux studios artistiques où sont proposées des œuvres tout aussi dérangeantes qu’intrigantes, reflets de l’esprit écorché vif des Magoniens déchus qui nous proposent de percevoir le monde à travers leur prisme. La plupart de ces œuvres, comme le constatera Zero à sa grande surprise, représentent des éléments de notre monde. Comme si l’esprit dérangé de ces êtres semblait leur ouvrir un regard mystique sur ce dernier, perçu comme une inspiration artistique. 

La musique tient également une place importante dans l’empire fondé par Pinolo, des hauts parleur aux quatre coins des Vaults diffusent une mélodie classique, raffinée mais qui laissent transparaître par moments de fausses notes, à l’image des lieux.      

Les Vaults sont accessibles via un tunnel d’escaliers qui semblent s’enfoncer indéfiniment dans les profondeurs de Magonia jusqu’à déboucher sur une petite porte en bois sombre usée par le temps qui donne accès à ces dernières.  

L'Abime

Plan sombre et vide entre les dimensions, dans lequel transitent les âmes avant leur réincarnation. Sa présence empêche les dimensions de s'entrechoquer, les préservant ainsi de la destruction. 

Soma / Peste du corbeau 

en cours d'écriture 

Potentiel Psi 

en cours d'écriture 

Character Development : Les acteurs de Plague Heart et leurs histoires 

Midnight WaltzAdam Hurst
00:00 / 04:31

Zero (Anna Delatour)

En cours d'écriture...

Dr Magnus (Alfred  Paracelse)

Alfred Paracelse était un grand médecin et Alchimiste de son temps, Catalyseur également de Lady Crow et Zero. 

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Vous apercevrez souvent ce singulier personnage du haut de son mètre 80, déambuler dans les rues bondées de Magonia, son long imperméable noir flottant au grès de ses grandes foulées.

Certains posent sur lui un regard reflétant une peur respectueuse, mais la plupart n'ont que dédain et jugement inquisiteur.  

Griffonnant sur un carnet au contenu semblant crypté tant l'écriture est illisible, marmonnant dans sa barbe des formules mathématiques obscures où se mêlent des quatrains empreints de mysticisme qui le sont tout autant.  

Si vous veniez à l'arracher de sa transe savante, il vous offrira un sourire des plus chaleureux toutes dents dehors, le regard pétillant de vivacité avec une candeur enfantine rafraîchissante faisant fondre votre cœur devant tant de douceur et de pureté d'âme, ou bien renforcer votre agacement et mépris.  

Tel était Alfred Paracelse. 

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Doté d'une curiosité naturelle pour toute chose et d'un grand sens de l'observation, il démontra très jeune de remarquables facultés dans les maîtrises alchimiques si bien qu'il intégra l'Institut à seulement 14 ans sous la pression des Moines Cordéliens qui l'avaient élevé, étant orphelin de naissance. 

Ce qui apposa les premières tensions entre lui et les Grands Maîtres, l'alchimie étant un art réservé à des individus d'âge mûr, ayant compulsés durant plus d'une demie vie les poussiéreux manuscrits traitant du sujet avant de revêtir enfin le Manteau pour ce dur labeur et obtenir son Compass.  

Un autre point de friction important entre Alfred et les membres de l'Institut, selon lui il est préférable d'étudier et pratiquer à la source, que se reposer sur les ouvrages du passé.

Cependant, aucun des Grands Maîtres n'avait osé s'opposer à la volonté des Moines. Au sein de cette société, la foi occupait une place prépondérante et nul ne remettait en cause son jugement. 

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Alfred souhaitait trouver des substances alchimiques qui permettraient de guérir, de soigner absolument tous les maux qui tourmentaient les Hommes (y compris d'un point de vue psychique).

Un désir profond poussé par le besoin de prendre soin des autres, de les aider, les sauver malgré le dédain profond de nombreux d'entre eux à son égard. 

Questionnant sans relâche, il était également en quête spirituelle et philosophique profonde, cherchant un sens à son existence qu'il trouvait dans ses actions altruistes qui lui tenaient à cœur avec sincérité. 

Au-delà des soins parfois miraculeux qu'il prodiguait, il était important à ses yeux de "soigner l'esprit", en apportant connaissance et vérité à travers ses recherches alchimiques. 

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Non seulement persécuté par la communauté scientifique qu'il servait en raison d'une jalousie profonde, aussi bien pour son génie que sa façon de penser profondément ébranlante pour cette institution fermée au changement, il était aussi source de moquerie par la plupart des habitants pour son côté farfelu, tête en l’air et ses inventions inutiles bien qu'extraordinaires. 

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Doté de deux pieds gauches et maladroit de nature, Alfred avait une fâcheuse tendance à trébucher, tomber, percuter autrui.

Un contact physique quel qu'il soit provoquait toujours en lui de légers frissons, l'amenant parfois à rentrer légèrement la tête entre les épaules comme une tortue intimidée. La flatterie et les compliments provoquaient en lui un profond sentiment de gêne allant jusqu'à faire monter le rouge d'une oreille à l'autre. Alfred laissait paraître une profonde maladresse dans ses interactions sociales.  

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Facilement intimidé, il se mettait automatiquement à bégayer en réponse, ce dont se délectaient ses opposants.  Pointant cela comme un manque de sûreté en raison de théories erronées et farfelues, s'en servant de tremplin pour discréditer ses travaux et refuser l'accord de tout brevet à ses recherches. 

Mais cela n'arrêtait pas pour autant Alfred à poursuivre ces dernières, en quête perpétuelle de connaissance et d'une meilleure compréhension du monde ou des mondes ...

Pour lui, le monde matériel dans lequel il vivait était limité. Il était convaincu de l'existence d'un monde "caché" , un monde spirituel, un monde d'invisibles.

Il croyait d'ailleurs en l’existence d’entités invisibles qui coexistaient autour d'eux (les anges, ou Veilleurs).

Une de ses thèses les plus importantes qu'il garda jalousement cachée, était d'entrer en contact avec l'un d'eux.

Ce qui fonctionna par un processus encore obscur, puisqu'il rencontra sa Veilleuse, Lady Crow.  

Dans ses travaux alchimiques, Alfred cherchait les unions, les interactions entre toute chose, l’univers, les étoiles, les planètes, l’Homme et la Nature. Pour lui toutes choses sont reliées et en harmonie, en opposition à une maladie il y a un remède. Chaque chose tissait des liens avec des points d’interactions qui se cachaient dans des détails imperceptibles. Cette technique révolutionnaire était source de sa renommée dans le domaine médical. 

Alfred appréciait vivre les choses à 100%, ce qui incluait tester sur lui-même ses concoctions aussi bien alchimiques que médicales, afin d'en étudier les effets. Pratique qu'il poursuivra une fois devenu Magnus à Magonia. 

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De part son enfance au sein du monastère, Alfred était un fervent croyant très pieux. Cette dévotion renforça son désir d'approcher et communiquer avec les entités supérieures bien que des évènements dramatiques le pousseraient par la suite à douter puis renier sa Foi face à implacabilité tragique du destin. 

Par opposition à Zero sa Veilleuse qui grandira au sein de la science dans l'institut pédopsychiatrique, puis se diriger vers une voie plus spirituelle en devenant Lady Crow, alors qu’Alfred se dirigera vers une voie plus scientifique.  

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Alfred voyaient ses collègues comme des idiots du système et ses instructeurs des "maîtres imbéciles" comme il les qualifiait.

Leurs enseignements n'accordaient en effet aucune place à l’observation et l’expérimentation réelle se contenant à une observation abstraite qui n’a aucun fond de réalité alors qu’on lui reprochait justement trop de fantaisie et d'irréaliste dans ses pratiques alchimistes et médicales.

Après plusieurs années, Alfred décida de faire sécession avec l'Institut et expérimenta lui-même ses procédés sur le terrain las d'écouter les "leçons" de ses confrères. Contrairement à eux, il ne cherchait pas à accumuler les lauriers au sein du peuple et les brevets dans l'Institut, rien ne l'attachait à y rester. 

Cet agacement voire haine à son encontre, se manifestait également auprès du corps médical. 

En effet, il ne demandait aucun paiement en échange de ses consultations et concoctions médicales. Mais le plus probant était la réussite absolue de chacune de ses guérisons, ce qui n’était pas toujours le cas des autres médecins.

Le bruit courait même qu'il pouvait soigner des personnes par simples appositions des mains (don transmis par son lien avec sa Veilleuse) il arrêtera cependant rapidement lorsqu’il sera chassé violemment, accusé de pouvoirs diaboliques.

Heureusement, Père Simon prit sa défense et lui évita la pendaison de justesse, sous la condition qu'il cesse la pratique responsable des accusations à son égard. Ce qu'il fit à contre cœur. 

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En cours d'écriture...

Lady Crow (La Dame de la Tour)

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Inspecteur Luc Delatour

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Docteur Joseph Rascher

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Pinolo

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Concept art 

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